Adoption de l'IA en Suisse : les chiffres utiles aux PME
Les enquêtes AXA, PwC Genève et Deloitte éclairent différents usages de l’IA en Suisse. Comment lire leurs chiffres et décider selon les besoins de votre PME.

Dans cet article
Les discours sur l’IA en entreprise oscillent entre deux caricatures : la révolution imminente qui balaiera les retardataires, et le gadget surévalué qui passera comme la 3D au cinéma. Les chiffres publiés sur les PME suisses racontent autre chose, de plus intéressant.
Ce que mesurent les études
Trois sources récentes donnent des repères exploitables pour la Suisse.
L’étude AXA relayée par le portail PME de la Confédération suit l’adoption chez les PME suisses : 22 % utilisaient l’IA en 2024, 34 % en 2025. Douze points en un an, c’est une progression nette, pas une explosion.
PwC, sur l’économie genevoise mesure 54 % de PME ayant intégré une forme d’IA. Le même rapport identifie le premier frein cité par les dirigeants : le manque de connaissance, pour 44 % d’entre eux. Dans cet échantillon, le manque de connaissance est le frein le plus cité.
Deloitte Suisse note que 24 % des entreprises ont rendu une formation IA obligatoire pour tout ou partie de leurs équipes.
| Indicateur | Chiffre | Source |
|---|---|---|
| PME suisses utilisant l’IA (2024) | 22 % | AXA / portail PME Confédération |
| PME suisses utilisant l’IA (2025) | 34 % | AXA / portail PME Confédération |
| PME genevoises avec IA | 54 % | PwC Genève |
| Frein n°1 : manque de connaissance | 44 % | PwC Genève |
| Formation IA obligatoire | 24 % | Deloitte Suisse |
Les populations, périodes et questions diffèrent. Le résultat genevois ne décrit pas toutes les PME suisses. L’enquête Deloitte porte sur 99 répondants suisses issus d’organisations ayant déjà une IA en fonctionnement ; elle relève aussi 55 % de formation volontaire.
Ce que ces enquêtes permettent de comparer
Ces enquêtes éclairent des aspects différents de l’adoption. Elles ne mesurent pas directement l’écart entre usage et formation dans une même population. Une formation obligatoire déclarée ne renseigne pas, à elle seule, sur sa qualité.
Pour votre entreprise, l’enquête utile commence par les usages réels de l’équipe : quelles tâches, quelles informations transmises, quelles règles connues et quelles difficultés rencontrées ? Les pourcentages nationaux ne remplacent pas cet état des lieux.
Ce que ça change pour une PME romande
Trois conclusions pratiques se dégagent.
Décider selon votre activité. Un taux d’adoption n’est pas une échéance à respecter. Vérifiez d’abord si un besoin concret justifie un changement.
Identifier ce qu’il faut apprendre. Une sensibilisation peut aider à clarifier les usages et les limites. Son contenu doit répondre aux questions de votre équipe ; sa durée ne garantit pas un résultat.
Préparer un essai limité. Définissez les données autorisées, la personne qui valide et les critères d’utilité. Vous pourrez alors juger la solution sur votre travail.
Sources et périmètre
- Portail PME de la Confédération — étude AXA 2025 : enquête nationale auprès de PME suisses, comparaison 2024–2025.
- PwC — Impact of artificial intelligence on the Geneva economy : plus de 200 PME genevoises interrogées au premier trimestre 2024.
- Deloitte Switzerland — Switzerland invests in AI : 99 répondants suisses issus d’organisations ayant déjà une IA en fonctionnement, interrogés entre août et septembre 2025.
Ces chiffres décrivent des échantillons et des périodes différents. Ils ne sont pas additionnés ni extrapolés au-delà de leur périmètre.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Pour aller à l’essentiel.
Que disent les chiffres sur les PME suisses ?
Les enquêtes citées mesurent des usages et des périmètres différents. AXA suit des PME suisses, PwC étudie un échantillon genevois et Deloitte des organisations déjà engagées dans l’IA. Il faut conserver ces distinctions.
Faut-il automatiser parce que les chiffres montent ?
Non. La décision dépend d’une tâche précise, des contraintes, du coût total et d’un essai évalué dans votre organisation.
Comment préparer un projet avec Kervia ?
Le premier échange sert à comprendre le besoin. L’étude éventuelle examine les possibilités, puis la réalisation et l’accompagnement sont définis sur mesure.


